FANDOM


Origines familialeModifier

La famille est originaire des Flandres françaises[1]. Au Modèle:XVIIIe siècle, les de Lattre, Delastre ou Delatre (l'orthographe varie d'un acte à l'autre), Grands bourgeois, dont beaucoup de membres furent anoblis, occupants diverses fonctions publiques, de charges noble comme échevin, secrétaire du Roy ..., ajoutent parfois à leur patronyme le nom de leur fief noble de Tassigny, près de Guise. Sous la Révolution française, le nom de terre disparaît, et sera rétabli en 1829 avec Laurent Delatre (un seul "T"), qui obtient du tribunal de Poitiers que son nom soit rectifié en celui de de Lattre de Tassigny. Le père du futur maréchal est le « doyen des maires de France » (maire de 1911, jusqu'à sa mort, en 1956, à l'âge de 101 ans).


Armoiries Modifier

D'azur à la fasce d'or accompagnée en chef de trois étoiles et en pointe de trois canes toutes d'argent et posées en fasce.


Blason famille de Lattre de Tassigny.svg


Histoire familialeModifier

Le premier d'entre eux qui fût mentionné, Jean de Lattre (1350-1430), bailli - c'est-à-dire officier de robe chargé de rendre la justice ,au nom du suzerain d'Ypres, de Bergues, de Furnes, puis de Gand, capitale de la Flandre, avait été ensuite échevin - ou magistral municipal de Lille et bailli de la chambre du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, père de Charles le Téméraire et fondateur de l'Ordre de la Toison d'Or.

En 1548, son descendant Charles, écuyer et seigneur de Sausoix fut bailli de Saint-Quentin. Puis, la famille donna des échevins à Guise où, en 1740, Louis-Paul de Lattre ajouta à son nom celui d'un de ses fiefs, Tassigny, pour qu'on distinguât les siens des nombreux de Lattre ou Delattre essaimés dans les régions du Nord.

Il y eut quelques militaires épars dans cette suite de noblesse de robe. Tout d'abord, un Jean de Lattre, dit Jeannet, homme d'armes des Ordonnances du Roi dans la Compagnie du duc de Vendôme, tout au début du XVIe siècle (sous Louis XII) et Louis-Henri, chevalier de Saint Louis et capitaine des grenadiers au régiment de Lorraine-Infanterie, à la fin du même siècle. Plus près de nous, Laurent-Émile de Lattre de Tassigny, après avoir été page de la duchesse d'Angoulême, fut sous-préfet de la Restauration à Châtellerault et fit partie des trente fidèles légitimistes qui accompagnèrent Charles X en exil.

Enfin, un autre Jean de Lattre, avant de devenir commandant, s'était signalé à Saint-Cyr, en 1873, en hissant, avec d'autres élèves-officiers royalistes, le drapeau blanc du comte de Chambord au fronton de l'École spéciale. Celui-là était un oncle éloigné du futur maréchal, mais nous le signalons parce que son acte eut une répercussion sur les études militaires de son neveu.

En devenant, en 1910, maire de Mouilleron, M. Roger de Lattre de Tassigny reprit en quelque sorte la grande tradition familiale de l'échevinat.

Les luttes politiques de la IIIe République ne manquèrent pas de provoquer, dans la région, des antagonismes solides, surtout lorsqu'elles se compliquèrent de querelles religieuses. Ces antagonismes se manifestèrent principalement à l'occasion des actes d'un illustre enfant de Mouilleron, Georges Clemenceau, qui n'était encore que député du Var. Tribun redouté, il avait été surnommé le tombeur de ministères. L'abbé Guignardeau, qui baptisa Jean-Marie-Gabriel, osa fulminer contre le futur Tigre du haut de sa chaire paroissiale et le grand-père Hénault, maire de Mouilleron (avant son gendre Roger de Lattre) fit fermer les portes de sa mairie pour que le sénateur radical Clemenceau ne pût y entrer.

Escarmouches passées dont nous verrons, plus loin, comment elles cessèrent.

La petite enfance de Jean ne se déroula pas sans épisodes de sa turbulence et de sa témérité précoces. À quatre ans, il faillit se noyer dans un étang d'où il fut retiré par le notaire de Mouilleron, M Gantier. À six ans, il se mit en tête de chevaucher un superbe chien danois appartenant à son père et, si toutes ses tentatives ne furent pas couronnées de succès, il réussit assez fréquemment à se maintenir à califourchon sur le molosse. Invariablement, l'exploit se terminait par une chute. Le cocher de la maison, le brave Jacques Daniaud, que l'on avait chargé de surveiller l'enfant, n'osait s'opposer à ses fantaisies qui le faisaient trembler. Jean était un charmant bambin au visage angélique (un ange au regard volontaire) auquel il ne savait résister. Il devait souvent le relever, truffé de bleus et d'égratignures, mais pas guéri, pour autant, de son goût pour cette équitation dangereuse.

Une nurse allemande fut engagée pour apprendre à Jean les rudiments de sa langue en même temps que les premiers principes de la bonne tenue. Inscrit à l'école libre de Mouilleron, tenue par deux vieilles demoiselles, Justine et Marceline Sarrazin, Jean suscita leur admiration par sa vive intelligence et sa gentillesse.

Ses parents le mirent ensuite en pension, bien qu'il eût à peine 9 ans. Il fut envoyé chez les Pères Jésuites de Poitiers, au collège Saint-Joseph (où devait passer, plus tard, le jeune Philippe de Hauteclocque, futur général Leclerc).

Jean dut avoir de terribles révoltes contre les rigueurs de l'internat, mais le chanoine Rias et le Père Barbier, directeurs de l'établissement, surent les dériver vers une piété solide qu'il devait conserver sans défaillance. Il n'en restait pas moins un garçonnet fougueux qui tomba dans le Clain, un jour de promenade, et qu'un aumônier, M. de Marconet, sauva.

Il était studieux, toutefois. Sa grande facilité de tout comprendre, tout retenir et tout assimiler aidant, il brilla dans toutes ses classes, si bien que pour le récompenser de ses succès, sa grand'mère lui acheta un cheval, lorsqu'il eut quinze ans. Ce fut certainement le cadeau qu'il apprécia le plus de toute sa jeunesse, bien qu'il eut été spécifié, pour inculquer à l'adolescent un sens de l'économie qu'il semblait peu disposé à cultiver, qu'il rembourserait le prix de sa monture par des prélèvements mensuels sur son argent de poche.


Sources Modifier

Art - 1951

  • Jean de Lattre de Tassigny‎ - Page 278

by Bernard Destremau - Biography & Autobiography - 1999 - 609 page

  1. De Lattre est un nom roman très répandu en Flandre (en flamand, c’est Van de Kerkhove ou Van der Kerkhove), provenant du latin atrium qui signifie entrée (ou portique) d'un temple, et plus exactement dans ce contexte le parvis de l’église ou l'enclos du monastère, servant souvent de cimetière. Ce nom est aussi un toponyme, et effectivement les de Lattre étaient installés au Modèle:XVIe siècle à Lattre-Saint-Quentin (à noter que le mot âtre, dont peut dériver ce toponyme, signifie cimetière).

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard